Triumph

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    dolomite

    dolomite

     Nous sommes en 1965 et la Triumph 1300, première traction avant du groupe British Leyland, a pour mission de succéder à la très populaire Herald. Hélas, elle ne connait pas le même succès. En 1970, les 1300 deviennent 1500 mais demeurent des tractions et, en septembre de cette même année, Triumph commercialise en parallèle la Toledo, une classique berline à propulsion, mue par le 1300 et le 1500. Pour simplifier le tout (hum !) en octobre 1971, le constructeur présente la Dolomite au London Motor Show. Une appellation reprise d'un modèle d'avant-guerre pour désigner une berline « de synthèse.. : caisse de 1500, transmission et suspension arrière de Toledo, habitacle de 2500 et moteur 1850 (le «Slant » que British Leyland fournit à Saab pour sa 99) développant 91 ch. Un setting qui lui permet à peine d’approcher les Alfa Romeo Giulia et BMW 2002. Un peu court donc... Une équipe d'ingénieurs menée par Spen King phosphore alors sur une culasse à seize soupapes commandées par un arbre cames unique. Avec une cylindrée portée à 1998 cc (au lieu de 1854cc), des chambres de combustion de type compétition (dixit la brochure) et deux gros carburateurs SU Hs6, la fine équipe tire 127 ch, au lieu des 135 attendus. En juin 1973, avec près d'un an de retard sur les prévisions, la Dolomite 135 (rapidement rebaptisée Sprint pour la raison évoquée ci-dessus) débarque et se proclame première voiture multisoupapes de grande série. Cette « berline grand sport » s’affirme « la plus rapide du moment dans sa classe, et ce à plus de 187 kilomètres/heure » et permet à son pilote « des accélérations foudroyantes ». Rien que ça !  Pour digérer le tout, la boîte et le différentiel sont empruntés aux TR et 2000, mais avec des rapports raccourcis, les freins sont agrandis, les suspensions rabaissées et la monte  pneumatique est majorée.